Il n’y a peut-être pas de plus grand sociopathe meurtrier dans l’univers Marvel qu’Arcade. Au-delà de cela, il a peu d’ambitions. La plupart des écrivains le montrent le plus heureux lorsqu’il essaie de tuer autant de personnes que possible, surtout lorsqu’il a la chance de s’en prendre à des héros. Malheureusement, il est souvent facile à battre et, bien que ses pièges mortels soient élaborés, il n’y a pas de victimes majeures. Mais dans Murderworld Avengers, Arcade a le temps de briller.

Le concept de Murderworld Avengers n’est pas particulièrement nouveau. Arcade invite 200 personnes à participer à un jeu qui en tuera 199, laissant le gagnant récolter cent millions de dollars. Et bien sûr, le jeu est diffusé sur le dark web. Mais la nouveauté ici est qu’Arcade ne fait pas cela comme un divertissement grand public comme dans Death Race 2000. Il ne le fait pas pour contrôler une population comme dans The Hunger Games. Les concurrents ne semblent pas avoir désespérément besoin d’argent pour survivre dans la vie de tous les jours comme les concurrents de Squid Game, ni ne sont-ils des criminels comme on le voit dans The Running Man. Arcade tue des gens parce qu’il le peut et qu’il pense que c’est amusant.

Le personnage principal de Murderworld Avengers est un créateur de contenu de 18 ans au succès retentissant nommé Paul. Afin de générer encore plus de vues et d’abonnés, Paul recherche le match à mort souterrain (légende urbaine ?) appelé Murderworld. Cela attire l’attention d’Arcade qui invite Paul à faire un documentaire.

Vous pouvez probablement deviner comment cela se passe.

Sans surprise, Murderworld Avengers n’est pas une bande dessinée profonde. Il n’y a pas de sous-texte compliqué. Paul a moins un arc de caractère et plus une ligne droite de caractère. Et Arcade est Arcade. Donc, venir à ce livre en espérant plus que du plaisir est une erreur. Le plaisir ici se trouve à regarder les concurrents tomber comme des mouches de manière merveilleusement violente et à se laisser prendre par la façon dont Paul parvient à survivre au concours.

C’est aussi amusant de regarder Arcade en pleine floraison, capable de briller comme le tueur fou qu’il a toujours présenté mais qu’il arrive rarement à être.

Et le plaisir de ce livre ne manque pas de l’art de Morales. Paul est un personnage heureux et chanceux au début, portant sa bonne fortune dans la vie sur sa manche. Il maintient ce bonheur lorsqu’il reçoit l’invitation à Murderworld. Cela crée un grand contraste alors qu’il passe les deux derniers tiers du livre allant d’inquiet à effrayé à terrifié.

Arcade est également présenté dans une folie complète et sans fard ici. Morales le dessine exactement comme quiconque aime Arcade veut qu’il soit dessiné : ravi de son propre génie meurtrier. Le gars a constamment l’air d’être sur le point de se lancer dans la chanson et la danse. S’il doit y avoir un livre sur Arcade en train de tuer des gens, il doit absolument avoir l’air de s’amuser.